Moi : aujourd’hui, j’ai fait une activité. Autrui : ah bon ? T’Y ES ALLEE AVEC QUI ? Moi : avec moi-même. Et autrui d’une mine horrifiée de s’apitoyer : tu aurais du me dire, je t’aurais accompagnée. Moi intérieurement : ben non, j’y suis allée toute seule pour le plaisir d’y aller toute seule. J’aurais demandé à quelqu’un sinon. Chers lecteurs, il y a pas mal d’activités que je préfère réaliser toute seule. Non pas que je n’ai pas de vie sociale et que personne ne m’apprécie mais le fait est que j’aime la compagnie d’autrui mais à petite dose dose modérée. S.O.L.I.T.A.I.R.E selon mon ami Larousse : qui est momentanément sans compagnie ou qui recherche la solitude. Je ne pense pas être une solitaire dans l’âme, tout est dans le M.O.M.E.N.T.A.N.E.M.E.N.T.  

En plus d’être indiscrète, cette question m’exaspère. J’ai souvent l’impression que L’ACCOMPAGNANT semble presque beaucoup plus important que L’ACTIVITÉ en elle-même. Je m’en vais vous donner quelques exemples sinon vous allez comprendre sans réellement comprendre. Pourquoi être dix mille voire cent mille pour aller au musée OU aller au cinéma OU se rendre à un festival de musique OU aller à un concert OU aller au McDo et manger sur place OU faire du shopping OU aller au spa OU visiter un château OU faire un tour de bateau ET j’en passe et des meilleurs. Bien entendu aux yeux d’autrui c’est tout bonnement INCONCEVABLE. C’est bien connu, aller au cinéma tout seul n’a absolument aucun intérêt si on ne peut pas discuter du film après et puis aller au McDo tout seul c’est un brin PATHÉTIQUE non ? [authentique réflexion d’autrui].

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Chers lecteurs, je me rends dans les endroits précédemment cités toute seule et je n’en apprécie pas moins les choses et je n’en suis pas moins heureuse. Le fait est que j‘aime à me sentir libre et indépendante et ce, pour deux raisons. La premièrepour éviter les effets de groupes et ne pas être victime de la majorité qui l’emporte et qui choisira telle activité plutôt qu’une autre. Je ne compte plus le nombre de films tout pourris que je me suis farcie au cinéma, démocratie oblige. Il est vrai que les effets de groupes connaissent quelques dysfonctionnements. Tenez par exemple, je suis friand des festivals de musique. Mais quand on arrive à quatre et qu’il y en a trois qui veulent voir un artiste plutôt que celui qui m’intéresse et bien je me désolidarise du groupe fissa, fissa. C’est comme la fois où nous sommes allés au cinéma en GROUPE et qu’au final, nous avons regardé deux films différents. Au final, c’est comme si on y allait tout seul. 

D’un autre côté, on va dire que les petits aléas du moment font le charme des sorties à plusieurs. Ne vous méprenez pas, je ne suis pas entrain de dire qu’il est préférable d’être seule qu’accompagné [quoique]. Je dis juste qu’il n’est pas saugrenue d’être UNIQUEMENT en compagnie de soi-même. Deuxième raison pour justifier mon envie d’indépendance et de liberté : éviter la frustration. Je m’explique. J’ai souvent entendu : je n’y suis pas allée parce que je n’ai trouvé personne pour m’accompagner OU Tu rentres ? Bon bah moi aussi parce que je n’ai aucune envie de rester toute seule. Il est tout de même dommage de se priver de quelque chose qui nous tient à coeur en raison d’une mauvaise disposition d’autrui  à nous accompagner expliquais-je, la semaine dernière, à une amie qui souhaitait passer plus de temps au musée alors que j’exprimais le désir de m’en aller : mais reste, je n’aurais personne avec qui discuter sinon. Il y a deux ans, je mourrais d’envie d’aller au concert de Britney Spears [no comment], je n’ai évidemment trouvé personne pour y aller alors au final, j’y suis allée toute seule. Je sais que 95%  [j’ai calculé] de la population aurait abandonné l’idée d’y aller.

Mes envies ne sont pas fonction du calendrier d’autrui encore moins de sa bonne volonté. Il est important d’avoir quelqu’un avec qui partager les jolies choses de la vie de même qu’il est agréable de rire et de s’émerveiller ensemble. Je pense néanmoins que si j’attendais autrui pour réaliser certaines choses, je ne sortirais jamais de l’auberge. Il faut vivre chaque jour comme si c’était le dernier et se rappeler que la vie, elle, ne nous attend pas.