Aujourd’hui, je vais parler d’un sujet important [tout est relatif] : les invitations [si, si, si, les invitations]. Je n’organise jamais de soirées, je préfère aller chez les autres. Pourquoi ? Parce que c’est toujours très embarrassant vis à vis des personnes qui ne sont pas invitées. Tenez par exemple, il y a quelques jours, je célébrais mes vingt huit ans [à ce propos, merci pour vos voeux Misschocoreve, Fedora, What’s up in my happy bag, Ptite Delph et Aline] et l’avant fête ne fut pas de tout repos d’où le sujet sur les invitations [j’insiste].

Nous étions trois personnes nées à quelques jours d’intervalles, nous avons donc décidé d’unir nos forces dans la joie et la bonne humeur. Nous avons fixé la limite à dix invités chacun triés sur le volet parce que ce n’était pas chez moi cent personnes c’est Bagdad ingérable. Si cela ne tenait qu’à moi, j’aurais invité tout Copenhague. Mais cela ne tenait pas qu’à moi et j’ai du faire ce qui serait l’équivalent d’un plan de table ou d’un casse tête chinois : si j’invite machin je dois aussi inviter machin parce qu’ils habitent ensemble, si j’invite machin et pas machin, machin va se vexer, je ne peux pas inviter machin parce qu’il n’aime pas machin, machin, machin, machin sont mes meilleurs potes, je dois les inviter, ah mais ça fait déjà quinze etc. etc. etc.

Me voici donc avec ma liste de dix invités. Et c’est là que les moments gênants ont commencé. Deux invités m’ont demandé s’ils pouvaient venir avec des +1. D’où l’intérêt d’en inviter dix chacun, c’est sans compter les plus qui font qu’on se retrouve très vite à soixante. Bref, j’ai dit oui parce que je ne me voyais pas dire non : un +1 était un mari, un +1 une petite amie. Il y en a même une qui m’a demandé si elle pouvait ramener son chiot [no comment]. Un invité m’a demandé la raison pour laquelle je n’avais pas invité A et B. La vérité et je l’ai su après c’est que A et B lui ont dit : et si on organisait quelque chose samedi avec Caramel Mou. Et il a répondu : ah mais vous n’allez pas à son anniversaire ? #Boulet.

Je me rappelle ce moment où je déjeunais avec mes collègues et qu’elle a dit devant C qui n’était pas invitée: BON ALORS ON RAMENE QUOI SAMEDI ? Ce moment gênant où on essaye péniblement de changer de sujet de conversation mais que personne ne s’en rend compte et que tout le monde insiste lourdement : EH BEN ALORS ON RAMENE QUOI SAMEDI ? MAIS CA VA ETRE TROP BIEN SAMEDI. Deux options, inviter C mais cela fait genre je l’invite parce que je me sens obligée de l’inviter, deuxième option, ne pas l’inviter mais c’est très désobligeant. Et si vous arrêtiez d’en parler ? #RegardQuiTue #TentativeDeTélépathie #RetourAuCollège.

Le summum c’est quand un ami a piqué mon téléphone et qu’il s’est mis à faire la conversation avec une pote que nous avions en commun en se faisant passer pour moi [mes amis ont un sens de l’humour très développé]. Sauf que la pote que nous avions en commun s’en est très vite rendue compte quand il a dit : mais où es-tu ? Tu loupes une super fête. Elle a dit : ah ben, on a du piquer le téléphone de Caramel Mou parce que je n’étais pas au courant qu’il y avait une fête. Voilà. Voilà. J’ai très vite rattrapé le coup en me fendant d’un pathétique et peu sincère : désolée, je pensais que tu n’étais pas là ce weekend #OuiOuiOui. Conclusion : je n’ai plus que dix amis, c’était bien la peine [oui, j’exagère].

Et vous comment gérez vous les invitation [ça m’intéresse] ?