Selon mon ami Larousse, l’illusion désigne l’appréciation conforme à ce que quelqu’un souhaite croire, mais fausse par rapport à la réalité. L’idée de cet article m’est venue pendant mon cours de Body Jam. Si l’appétit vient en mangeant et que c’est en forgeant que l’on devient forgeron, mon inspiration, quant à elle, vient en dansant [c’était la pensée inutile du jour]. Mon cours de cardio m’a fait réaliser que nous vivions je vivais parfois dans l’illusion d’accomplir telle ou telle chose [attention, débat soporifique philosophique].

Le Body Jam c’est une heure et demi de chorégraphies très élaborées. Je pratique cet art depuis trois ans [tout de suite les grands mots]. Traduction : ce cours me donne vraiment l’illusion de savoir danser. Traduction 2 :  ce cours me donne vraiment l’illusion de savoir danser comme un professionnel [qui doivent bien se marrer]. Cela dit, je n’en fais pas tout un fromage à l’image de ces nénettes pommes de reinette qui occupent le premier rang et tout l’espace d’ailleurs. Elles en font trop. Elles se prennent pour Christina Aguilera. Elles sont  en mode compétition. Elles sont habillées comme pour danser dans le dernier clip de Rihanna. Ce n’est jamais qu’un cours de fitness #allolaterre #manquedemodestie.

Le cas Instagram. Cette application me donne l’illusion d’être un photographe de génie alors que pas du tout en fait. C’est clinquant, ça brille, ça flatte mon égo mais heu c’est un peu l’arnaque, non ? [oui, j’exagère]. Il y a deux ans, j’ai reçu un super appareil photo pour Noël parce que oui, j’étais bien décidée à tout savoir sur la photographie [la vraie]. Et puis, mon téléphone a eu raison de ma motivation car c’est tellement plus pratique : un petit clic, trois petits filtres et puis les défaut s’en vont c’est posté. Plait-il ? Oui je suis friande de tous ces artifices et ce n’est pas demain la veille que j’arrêterai. Cela dit, ils me rendent paresseuse en m’empêchant de pousser le bouchon un peu plus loin et puis je trouve qu’ils banalisent la profession en la rendant plus facile qu’elle ne l’est [aussi bien la danse que la photographie].

Le cas Facebook. Je ne dirais pas que Facebook me donne l’illusion d’avoir des amis parce que bon faut pas non plus pousser mémé dans les orties [mais quelle drôle d’expression], je sais faire la part des choses entre les 11,500 contacts que j’ai sur Facebook et les 1,250 vrais amis qui se comptent sur les doigts de la main [et des pieds]. Le culte que nous vouons au like nous donne l’illusion de devoir l’estime que nous avons de nous même à autrui [phrase tellement compliquée que je ne la comprends pas moi même]. Première étape : poster. Deuxième étape : rafraichir la page de manière frénétique et répétitive pour vérifier que le nombre de like [ou de petits coeurs] y est #CQFD.

La vie c’est parfois comme du fond de teint, ça camoufle les imperfections [oui, je sais, je suis au top de ma forme lyrique]. Mais après tout, pourquoi pas car comme disait l’autre, il en faut peu pour être heureux. D’un autre coté, pourquoi ne pas aller vers l’infini et au delà ? [envole moi, envole moi]. Bref, c’était la réflexion peu aboutie de la journée [ce blog me donne l’illusion d’avoir des choses intéressantes à raconter].