J’ai fait un titre à la Secret Story parce que c’est de saison [oui, je suis une grande fan]. Je suis timide mais personne ne me croit [je me répète pour rallonger l’introduction pour ceux qui n’auraient pas lu le titre]. La timidité a toujours été un trait de caractère très renforcé chez moi. Mais plus j’avance dans la vie, plus il s’estompe aux yeux d’autrui. On a toujours dit de moi que j’étais une force tranquille. Mais ça c’était avant que je ne me découvre certaines capacités à notamment amuser la galerie.

En société, je suis un vrai bout en train. Je ris tout le temps. Je fais des blagues tout le temps. Je fais l’animation tout le temps. Je suis de bonne humeur tout le temps. Je ne suis pas le clown de service [quoi que] mais plutôt un diffuseur d’énergie positive. Et cela me vient tout naturellement. Mais il y a des moments où chassez le l’autre naturel et il revient au galop. Il y a des moments où je suis d’un calme olympien [en mode méditation intérieure la parole est d’argent et le silence est d’or]. Et cela laisse autrui plus que songeur.

Je me prends des réflexions du style : tu es bien calme aujourd’hui, ça va ? Oui. Tu es sûre ? Oui. Tu as l’air triste, tu es sûre que ça va ? Mais oui. Mais on est pas habitué à te voir aussi calme, what’s wrong ? MAIS RIEN, ROOOOOOO. Mais tu es bien silencieuse. C’est parce que je suis d’un naturel timide. Toi ? Timide ? Hu hu hu hu. Tu devrais ouvrir un dictionnaire et revoir la définition de la timidité. Toi, timide ? Mais hu, hu, hu. J’ai parfois l’impression d’avoir perdu le droit d’avoir le droit d’être calme [ou triste par extension]. C’est un peu comme quand vous n’êtes pas particulièrement énervé et qu’autrui insiste tant que pouf vous voilà énervé ou quand vous êtes triste et qu’autrui insiste pour tout savoir et pouf vous fondez en larmes. 

D’après mon ami Larousse, la timidité désigne un ‘manque d’assurance, de hardiesse dans ses rapports avec autrui’. C’est tout moi, si, si, si, je vous assure. La vérité c’est que je suis un bout en train à partir du moment où je me sens en confiance. Il me faut un temps d’adaptation. Je n’aime pas être le centre d’attention. Je n’aime pas donner mon opinion. Je n’aime pas parler en public. Cela m’angoisse. Cependant, je renvoie une tout autre image. Celle d’une personne extrêmement sociable à l’aise dans ses baskets. Le comble ! On m’aurait dit qu’on parlerait de moi en ces termes il y a quelques années, je n’y aurais pas cru une seule seconde. La vérité c’est que je meurs intérieurement à chaque fois je n’aime pas sortir de ma zone de confort.

Tout ceci n’est pas logique. La semaine prochaine, je vais devoir co-animer une formation car l’une de mes responsables a jugé que j’en avais les capacités [hein]. Oui, mais non [han]. Parler en public, tout ça, tout ça [au secours, bonjour les mains moites, le coeur qui s’emballe, les bafouillis et les bafouillas] et puis je n’ai jamais fait ça de ma vie [horreur et putréfaction]. Cela dit, j’ai tout de même bien évolué. Je vais d’avantage vers les autres, je fais des efforts. Mais le chemin vers l’aisance est encore long. Je vais donc devoir continuer à me faire violence [c’est moche cette expression] jusqu’à créer de bonnes habitudes et pourquoi pas me présenter aux présidentielles.