Comme indiqué dans le titre, j’ai passé deux jours à Paris. Pourquoi ? Pour renouveler mon passeport [SUPER]. Ces deux jours m’ont rappelé que 1) cette ville ne me manque pas 2) je suis contente de l’avoir quitté. Je suis partie dimanche matin, je suis rentrée lundi soir. J’aurais pu partir vendredi afin de profiter du weekend mais non, j’ai estimé que passer un jour et 1/2 à Paris c’était déjà beaucoup trop était plus que suffisant. Mon intuition ne m’a pas trompée car mon séjour ne fut pas de tout repos. De toute façon, quand j’atterris à Paris, il y a toujours une couille ou deux dans le potage.

1) PREMIER JOUR : tout a commencé quand je suis arrivée à l’hôtel que j’avais réservé. J’ai décidé d’aller à l’hôtel [bien qu’ayant des amis sur Paris] pour être le plus proche possible du consulat où je devais me rendre le lendemain matin. Bref, tout à commencé quand j’ai atterri à Porte Dorée. J’arrive à 12:00, ma chambre n’est toujours pas prête. En attendant, je décide de (re) Google Map (-iser) l’adresse du consulat et de partir en repérage pour être au taquet le lendemain matin [j’ai rendez-vous aux aurores]. Temps de trajet : 62 mins en transport en commun. WAIT. A l’origine, le temps de trajet était censé être de 11 mins à pied. Je suis perplexe. Une demi heure plus tard, je me rends compte qu’il existe une grande différence entre la Rue Hamelin code postal 94160 et la Rue de l’Amiral Hamelin code postal 75016 [ah oui, c’est subtil]. Je suis mortifiée. Sur un coup de tête et d’énervement, je décide de changer d’hôtel. Je perds le prix de la chambre et deux heures de ma vie.

2) Mon nouvel hôtel se trouve du côté de la Motte. Je descends à la Motte et je me rends compte que mon nouvel hôtel se trouve une station de métro plus loin. Je décide d’y aller en marchant. Je tombe sur une foule de manifestants. Je m’interroge. J’aperçois des ballons roses et un symbole représentant une famille unie. C’est sympa ce concept. J’entends de la musique. CHOUETTE. C’est certainement une manifestation PRO mariage gay [qu’est ce que je peux être bête parfois]. Je peine à traverser la foule en délire. Mais c’est pour la bonne cause. Plus j’avance moins j’avance et soudain je comprends que je n’ai rien compris et que j’ai probablement une actualité de retard. C’est une manifestation CONTRE le mariage gay. Tout à coup, j’entends la chanson que je déteste le plus au monde : ici. Je peine à avancer. Je suis cernée. J’ai un pic de stress. Je m’arrête. Je pleure [véridique]. Mais qu’est ce que je fous là, au secoursJe lève les yeux au ciel et je me demande ce que j’ai bien pu faire au bon Dieu pour me retrouver au coeur d’une manifestation contraire à mes convictions. J’ai envie de hurler et de crever tous les ballons [moi, intolérante ? JAMAIS]. 

3) Une collègue a passé commande [conseil – ne jamais dire : je vais à Paris, tu veux que je te ramène quelque chose]. Elle veut … des macarons de chez Ladurée. Cela me donne une occasion d’aller me balader sur les Champs. Quand j’habitais à Paris, les Champs étaient mon anti-stress de prédilection [NOTE : cela est sans doute du à la présence de tous les clichés réunis à savoir la Fnac, Séphora, Nespresso, Hageen Daz et Ladurée]. Je reprends le métro et je me heurte aux manifestants qui rentrent chez eux : impossible de circuler. Je me retrouve entrain de faire la queue chez Ladurée [c’est chiant]. J’embarque 24 macarons [pas pour moi, pour ma collègue], une boîte de chocolat [toujours pour ma collègue], 12 macarons supplémentaires, un éclair au chocolat et un gâteau à la rose [oui, j’avais besoin de réconfort]. Direction : l’appart de mon meilleur ami [la seule raison qui fait que je suis contente d’être là]. J’arrive. Il y a un code à l’entrée. Je n’ai pas de téléphone. J’attends que quelqu’un m’ouvre. J’attends une demi heure dans le froid. Je rentre enfin. J’oublie le numéro de l’appart ainsi que l’étage. J’erre comme une âme en peine pendant 30 mins [il y a beaucoup d’apparts dans une résidence étudiante]. Je tente le coup. BINGO. 

4) Je passe une bonne soirée [merci Balou] et je rentre  à l’hôtel. Mais quand on croit que c’est fini et ben, y’en a encore. Une dame rentre dans le métro. Sur sa joue, le sigle de ceux qui sont  CONTRE le mariage gay. Assis derrière elle, un jeune homme qui soudain, se lève : madame, je peux vous poser une question ? Oui. Vous êtes allée à la manifestation ? Oui. Je peux savoir pourquoi ? Parce que le mariage et la famille sont des institutions qu’il faut défendre [pensée intérieure de Caramel Mou : et meeeeeerde]. Et le jeune homme d’insulter la dame de tous les noms d’oiseaux : mais pourquoi est ce que nous n’aurions pas le droit de nous aimer ? Hein ? Hein ? Mais vous êtes folleuh. Mais vous avez un problème dans votre têteuh. Mais vous êtes bêteuh. Je réprime un fou rire. Tous les passagers présents également. Plaît-il ? Si je me suis sentie mal pour la dame ? Heu, bah heu, mais quelle idée aussi de se balader dans tout Paris avec ce symbole sur la joue. Blague à part, ces propos et cette scène ne sont pas une blague. Ce n’est pas drôle et au fond, cela ne me fait pas rire du tout. Plaît-il ? Mon opinion sur le sujet ? Mon opinion est que je trouve que ce débat ne devrait pas en être un et que je n’ai aucune opinion à donner sur le sujet. 

Mon opinion est que je ne sais pas où va le monde mais en tout cas, il y va. La suite au prochain épisode.