Ce weekend, j’ai fait du camping et cela vaut bien que je sorte de ma torpeur estivale pour vous en faire le récit. Du camping, j’en ai déjà fait, mais jamais sous une tente, plutôt dans un hamac comme cela se fait souvent en Amérique Latine [oui, j’ai vécu en Amérique Latine]. Partir à l’aventure en mode sac à dos et retour à l’essentiel m’avait manqué alors quand mes amies m’ont proposé d’aller à Mons Klint, j’ai dit oui. Une fois n’est pas coutume, je mets des photos personnelles pour illustrer mon récit.

Les Mons Klint sont des falaises littorales de craie situées à l’extrémité orientale de l’ile danoise de Mon [c’était la minute wiki]. Il est plus pratique d’y accéder en voiture alors nous avons loué une voiture. Nous sommes partie de nuit, un vendredi soir, pour profiter pleinement du weekend. Après deux heures de route et deux paquets de chips engloutis entamés, nous arrivons enfin sur l’ile de Mon ou nous avons réservé un shelter pour la première partie du séjour. Un shelter c’est un abri à sac de couchage gratuit situé chez des particuliers. Cela peut être une barque renversée ou une cabane du fond de jardin. Ci-dessous le notre.

J’ai évidemment très mal dormi : le bois c’est dur. Cela dit, c’est une expérience très rigolote que je conseille. C’est dépaysant, abrité du vent et de la pluie mais pas des petites bêtes [ce ne serait pas drôle sinon]. Le moins agréable ? [attention, c’est ragoûtant], les toilettes écologiques dites toilette sèches. C’est très utile et cela part d’une excellente intention mais  ça pue le rat mort ça ne sent pas la rose. C’est écoeurant. Quel est le but ? Préserver la nature tout en nous asphyxiant ? Bref, je ne vais pas épiloguer mais comme tout bon campeur, nous avons préféré Dame Nature.

Le lendemain, nous avons mis le cap sur les falaises de Mons Klint. Pour nous rendre au pied de la falaise, près de 400 marches en bois à descendre [c’est haut une falaise]. Nous avons très rapidement pu profiter d’une belle vue sur la mer, d’une odeur nauséabonde d’algues pourries [présente dans toute la ville] tout en prenant l’apéro. Oui, mais il y a un mais : la remontée. J’ai une bête noire, la montée des marches car je n’ai que très peu d’endurance. Mes mollets s’en souviennent, mon souffle aussi. Une fois remontés, mes amis ont une brillante idée : et si nous faisions l’autre parcours qui consiste à monter près de 300 marches pour profiter des falaises vue d’encore plus haut ? SUPER. Cela dit, le jeu en valait la chandelle. Jugez plutôt : vu d’en haut et vu d’en bas.

Troisième étape : camping sauvage. Nous avons repéré un spot sur internet [tout est très contrôlé ici, ce n’est pas je plante ma tente au gré du vent]. Contrairement au shelter, pas de réservation, c’est premier arrivé, premier servi. Nous voici donc isolés dans le trou du cul du monde au milieu de nulle part d’une forêt. Bref, c’est Koh Lanta sans exagération aucune. Nous avons du laisser la voiture à l’entrée de la forêt et nous avons péniblement ramené nos affaires dans la boue et à l’endroit indiqué. Après avoir planté les tentes, les aventuriers de la tribu réunifiée ont décidé d’allumer un feu parce que c’est quand même plus sympa. Nous voici donc de mission petit bois, gros bois, moyen bois, brindilles et foins. Après une heure et demi de galère, voici le résultat #GrandeFierté !

Les aventuriers de la tribu réunifiée ont ensuite allumé un barbecue pour se restaurer et ont chanté et papoté autour du feu. Deux, trois saucisses plus tard, ils partirent se coucher, épuisés de fatigue [toutes ces marches et ce bois à trimballer]. S’il a fait beau vendredi et samedi, il a plus toute la nuit du dimanche et au petit matin aussi. Réveil difficile. Dos en compote. Mollets en compote. Début de pneumonie. Mal de tête en compote. Et compotée d’humeur. Pour remonter le moral des troupes, petit déjeuner à base de Nutella [la base]. ERREUR FATALE. Les aventuriers de la tribu réunifiée ont été harcelés par des abeilles [connasses]. Si filmée, la séquence aurait atterrie dans Vidéo Gag.  Il y a des jours comme ça où il aurait mieux fallu rester couchés. Retour à la voiture, dans la gadoue et le dépit.

J’ai tout même passé un excellent weekend agrémenté de fous rire. J’ai également apprécié le fait d’être isolée des réseaux sociaux [un téléphone se déchargeant aussi vite qu’il ne se recharge]. Cela dit, le camping c’est sympa mais pas plus de deux jours. La première chose que j’ai faite en rentrant ? Prendre une douche. Parce que non, il n’est pas chose aisée de ne vivre que de lingettes et de déodorant [c’est dans ces moments extrêmes qu’il est possible de vraiment évaluer l’efficacité d’un produit]. La deuxième chose que j’ai faite ? Ecrire cet article. La troisième chose ? Une manucure. Parce que oui, il est difficile d’avoir l’ongle triste. Par ailleurs, vivre en communauté tout en étant coupé du monde [qui a dit Secret Story] peut être parfois compliqué à gérer mais cela fera l’objet d’un autre article. 

Et j’en profite pour faire une petite piqûre de rappel quant au projet suivant : PROJET. J’ai toujours besoin de vos témoignages sur ces petites choses qui vous irritent. Cheers.