Aujourd’hui, je relève un nouveau défi. Mlle Louis a dit : un article dans chaque catégorie d’Hellocoton, tu écriras : mode, loisirs, beauté & forme, culture & évasion, cuisine, bd & illustration, déco, création, actus & société et famille & couple. Je n’aime pas être rangée dans une case et dans la mesure où il m’en manque une, j’en profite pour squatter celle des autres (#jesors). Le but de cette expérience n’est pas de s’égarer mais bien de sortir des sentiers battus et de prouver que la blogosphère n’est pas noire ou blanche, mais arcen-ciel. Aujourd’hui, nous allons parler loisirs et comédies musicales. Pourquoi ? Parce que je suis une inconditionnelle de ce style théatral qui mêle chant, danse et comédie et que je trouve dommage qu’il soit si peu (ou si mal) mis en valeur. Si je vous dis comédies musicales et que vous me répondez Mozart, l’opéra Rock, véritable outrage à Mozart, à l’opéra et à la musique au rock ou encore le Roi Soleil dont la brillance ne m’atteint pas, je vous répondrai que je considère ces spectacles comme étant une hérésie au risque de mécontenter les millions de spectateurs qui se sont déplacés pour voir l’un ou l’autre (#abattezmoijevousyautorise).

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Chers lecteurs, vous vous dîtes que je m’en vais probablement fustiger la comédie musicale française et faire l’éloge des comédies musicales américaines ou anglaises. Erreur. Je fustige les textes aseptisés,les mélodies banales et commerciales qui ne resteront pas dans les annales et le casting approximatif aux voix bancales qui se caractérisent par un manque patent de profondeur et de personnalité. Je trouve ces spectacles à paillettes divertissants voire amusants, certes, mais sans cet éclat qui fait d’un simple spectacle une belle oeuvre d’art. Mon ami Gad qui souvent s’improvise critique a d’ailleurs un avis assez tranché sur la question. Il résume parfaitement mon état d’esprit. Ecoutez- le.

 

 

Cependant, mon ami Gad prend des cas particuliers pour une généralité. Il serait mal venu de jeter le bébé avec l’eau du bain [quelle horreur cette expression quand on y pense]. Ceux qui comme moi aiment les comédies musicales peuvent témoigner du fait qu’elles représentent, parfois, un véritable gouffre financier. Les places, surtout les bonnes, sont relativement chères par rapport à une place de cinéma. Cependant, un spectacle de qualité assurant un bon rapport qualité / prix, estompe très rapidement cet inconvénient. Chers lecteurs, je vais vous faire une confession. Ce que j’aime particulièrement lorsque j’assiste à une comédie musicale c’est le fait d’être dans une salle magnifique et souvent mythique [snobisme activé]. J’affectionne tout particulièrement le Théâtre Mogador et le Théâtre du Châtelet qui transforment l’instant présent en un moment privilégié. La beauté du lieu contribue à la magie du spectacle.

 

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Théâtre du Châtelet – Source

A présent, je me glisse dans la peau d’une véritable blogueuse loisirs [mode Zita activé] pour vous proposer mon TOP 3 en matière de comédies musicales que j’ai eu la chance d’aller voir sur scène. Point de critiques affutées [ce n’est pas ma spécialité], juste quelques impressions. 

  • Notre Dame de Paris : je l’ai vu, il y a treize ans maintenant (#çanenousrajeunitpastoutça). C’est un incontournable et je voue un véritable culte littéraire à Victor Hugo. Ce spectacle relève le niveau de la comédie musicale française (bon, plutôt canadien mais produit en France) qui tend à décliner et en arrive même à me faire dire que c’était franchement mieux avant (Cf. Starmania)Même si la perfection n’est pas de ce monde, je le trouve parfait à mon échelle en termes de textes, de décors, de mise en scène et de casting (l’original avec Garou, Héléne Segara et Julie Zenatti). Qui ne souvient pas d’un classique comme Belle ou le Temps des Cathédrales ? On est loin de l’assassine assasymphonie et le spectateur en a pour son livret.

 

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  • Les Misérables (version anglaise) : si les comédies musicales avaient une nationalité, elles seraient anglaises. Les chauvins diront : les Misérables de Victor Hugo traduits en anglais, peuh ! Détrompez-vous. Si la version française de cette comédie musicale est antérieure, l’adaptation anglaise est supérieure. J’ai vu la version revisitée de ce spectacle en 2010, lors de son passage au Théâtre du Châtelet. L’utilisation des dessins originaux de Victor Hugo en guise de décors et des projections très réussies relevant du cinéma en font un moment d’un réalisme saisissant (source). Les anglais nous prouvent que tradition et modernité ne sont pas incompatibles. Par ailleurs, les voix … une vidéo vaut mieux qu’un long discours. Jugez par vous-même.  Ces artistes ne boxent pas dans la même catégorie que le reste du monde. Je ne critique pas, je constate les faits.

 

 

  • Bharati, il était une fois l’Inde : chers lecteurs, vous vous dîtes très certainement que je passe du coq à l’âne, de Victor Hugo à Bollywood. Oui. J’ai fait un an et demi de danse indienne [Oui, je suis un Caramel Mou curieux qui s’intéresse à toutes les disciplines]. J’ai vu Bharati alors que la troupe se produisait au Zénith de Toulouse, en 2009. Ce spectacle raconte une histoire d’amour, celle de Siddharta, ingénieur indien, et de Bharati. Cette comédie musicale est un cliché : un jeune homme, une jeune fille,  deux familles opposées, une histoire d’amour impossible, cela ne vous rappelle rien ? Cependant au delà de l’histoire, il faut retenir un spectacle haut en couleur, des artistes d’une beauté comme on n’en voit jamais des décors somptueux, des chansons entêtantes, des danses rythmées et une Inde magistrale. Je clos  mon petit laïus par une vidéo. Voici ma chanson et mon passage favoris (toutes mes excuses pour la qualité plus que déplorable de la vidéo).

 

 

Chers lecteurs, je termine mon exercice de style par plusieurs interrogations. Êtes-vous férus de comédies musicales ? Justifiez votre réponse. PS : vous avez le droit de répondre que vous êtes en transe devant Mozart L’Opéra Rock car des goûts et des couleurs, je ne discute évidemment pas.